Ses industries

  Les industries se localisent essentiellement dans les vallées et plus particulièrement dans celle de Seine mais on trouve aussi à l’intérieur des terres des industries agroalimentaires dont des sucreries, des distilleries et des laiteries (Senoble à Gruchet-le-Valasse).

L’industrie commence à s’installer dans la région à partir du xviiie siècle et le xixe siècle voit le développement des filatures de coton et de la métallurgie, grâce à des capitaux extérieurs. C’est à partir du xxe siècle que la région de la Basse-Seine voit son industrie se développer réellement lorsqu’elle accueille des entreprises chimiques, des raffineries et des usines automobiles. L’industrie se développe alors le long des berges de la Seine de manière quasi continue du Havre à Lillebonne. Le premier employeur industriel (6 000 salariés en 2003) de la région havraise est le groupe Renault sur la commune de Sandouville. Tout autour du Havre se concentre plus du tiers de la capacité française de raffinage, le pétrole brut étant importé par les ports du Havre et d’Antifer. L’industrie pétrochimique assure environ 50 % de la production de plastiques de base et 80 % des additifs et des huiles. Plus de 3 500 chercheurs travaillent dans des laboratoires privés et publics, faisant du pays de Caux une région d’excellence, spécialisé dans le pétrole, la chimie, les industries pharmaceutiques, la parachimie, les fibres synthétiques, l’industrie du verre, la papeterie, l’automobile, le matériel électrique et l’électronique.

Les grandes firmes transnationales de l’industrie chimique sont présentes en Basse-seine. Dans l’agglomération havraise, elles se situent essentiellement sur la commune de Gonfreville-l’Orcher : ExxonMobil, Total, Hoechst, Chevron Corporation, mais aussi à Sandouville tel Goodyear Chemicals Europe. Avec la crise des années 1970 et les délocalisations, l’industrie a perdu des emplois dans le pays de Caux, en particulier dans la construction navale (fermeture des ACH en 1999) et dans le textile (usine Desgenétais de Bolbec). La centrale nucléaire de Paluel, située sur le littoral cauchois, à 40 km de Dieppe et à 70 km du Havre, est une des plus puissantes de France.

Tourisme

Le pays de Caux possède de nombreux atouts touristiques : littoral pittoresque et sauvage (stations balnéaires réputées d’Étretat, de Fécamp, d’Yport, de Veules-les-Roses et de Dieppe), patrimoine culturel et architectural, activités sportives, etc. La région est par ailleurs bien reliée au nord de la France et de l’Europe grâce à l’autoroute A 29 mais aussi à la région parisienne quoique la 2×2 voies entre Dieppe et Rouen n’a jamais été finalisée malgré toutes les promesses . De nombreuses résidences secondaires y sont établies depuis le 19ème siècle et beaucoup appartiennent à des Franciliens.

Le littoral : la Côte d’Albâtre

Le tourisme dans le pays de Caux a souvent correspondu à la Cote d’albâtre et principalement chez les artistes:

Description du pays de Caux », texte extrait de : François des Rues, Brève description, contenant les antiquités, fondations & singularités des plus célèbres Villes, châteaux & places remarquables de notre Royaume, Jean le Cartel Imprimeur, 1603, avec privilège du roi (Henri IV) par lettres patentes du 18 février 1603 :

Ce païs est celuy que Cesar apelle Caletes, & est de belle estenduë & plus en long que en large… » Guy de Maupassant, Le saut du berger ; texte publié dans Gil Blas du 9 mars 1882 :

De Dieppe au Havre la côte présente une falaise ininterrompue… » Guy de Maupassant, Pierre et Jean, chap. 6 :

L’air tiède, où se mêlait à l’odeur des côtes, des ajoncs, des trèfles et des herbes… »

Le réseau autoroutier et routier

Pont de Normandie
Pont de Normandie

  Même si l’autoroute A 13, reliant Paris à Caen par Rouen, évite le pays de Caux en empruntant la rive sud de la Seine, la région possède plus d’une centaine de kilomètres de réseau autoroutier. L’autoroute A 29 qui joint Beuzeville à Saint-Quentin passe par Le Havre, Yvetot et Amiens. De plus l’autoroute A 131, de Bourneville à Harfleur, relie Le Havre au pont de Tancarville et permet de retrouver l’autoroute A 13. Le pays de Caux avait conservé trois routes nationales jusqu’au décret du 5 décembre 2005. La plus importante était la route nationale 15 reliant Le Havre à Rouen et à Paris en suivant plus ou moins la voie ferrée Paris-Le Havre ; la Route nationale 27 joignant Dieppe à Maromme et la route nationale 29 partant d’Yvetot en direction de l’est et rejoignant La Capelle dans le département de l’Aisne. Seule la RN 27 est restée dans le réseau national.

Le réseau ferroviaire. Le pays de Caux est traversé par la grande ligne Paris – Rouen – Le Havre qui dessert les gares d’Yvetot, de Foucart – Alvimare, de Bolbec – Nointot, de Bréauté – Beuzeville, deVirville – Manneville, d’Étainhus – Saint-Romain, de Saint-Laurent – Gainneville, d’Harfleur, du Havre-Graville et du Havre90. Plusieurs lignes régionales existent, pour relier des villes d’importance moyenne, entre Rouen et Dieppe, entre Bréauté-Beuzeville et Fécamp ou encore entre Le Havre et Rolleville.

En plus de ces lignes ouvertes au trafic des voyageurs, certaines sont dédiées exclusivement au fret ou bien fermées à toute circulation, ainsi la ligne Le Havre – Fécamp – Dieppe par le littoral. On peut également mentionner l’existence du train touristique, Étretat-pays de Caux et d’un ancien réseau de tramway au Havre (Le Havre devant retrouver ce mode de locomotion avec la construction d’une ligne en forme de Y d’une longueur totale de 12,7 km).

 

Le transport maritime

Le Havre par Eugène Boudin.
Le Havre par Eugène Boudin.

  Le pays de Caux possède un très grand port, celui du Havre qui se place au premier rang devant celui de Marseille pour le volume total de marchandises (89.2 millions de tonnes en 2014) et à la première place en termes de valeur des marchandises traitées. En ce qui concerne le trafic de conteneurs, Le Havre est le premier port français et le7e port européen avec 2 158 000 evp en 200496 (2 130 000 evp en 200695) loin devant Marseille (17e), Rouen (40e),Nantes-Saint-Nazaire (44e). Le port a également accueilli 265 000 passagers en 2014. À cet ensemble s’ajoute le port de Dieppe, premier port de pêche français pour la coquille Saint-Jacques, port de plaisance le plus proche de Paris et port de commerce toutefois victime d’une sérieuse baisse de trafic. Pourtant, Dieppe est jusqu’à la fin des années 1970 le premier port bananier de France. Depuis que le transport de la banane se fait à l’aide des conteneurs, et donc dans de ports équipés pour ce type de transport, Dieppe a perdu son rang et le trafic trans-Manche constitue l’essentiel de son activité maritime. Le port de Fécamp, quant à lui, a été jusque dans les années 1980 le premier port de pêche à la morue et au hareng de France.

Aujourd’hui, c’est surtout un port de plaisance même s’il réalise encore des importations non négligeables de bois. Les ports de Dieppe et du Havre assurent des liaisons trans-Manche avec le Royaume-Uni avec un trafic respectif de 0,274 million et de 0,265 million de passagers. Durant les années 1990, plus d’un million de passagers traversaient avec Stena Line. La concurrence et la crise sur ce marché n’ayant jamais été à l’avantage de Dieppe (création d’un tunnel sous la Manche, fin du duty free, compagnies aériennes low cost à l’assaut du continent, instabilité de l’activité liée à la multitude des reprises sous différents pavillons).

Le transport fluvial

La Normandie représente 10 % du trafic fluvial français. Treize millions de tonnes de marchandises transitent chaque année sur la Seine entre Le Havre et la région parisienne. Entre la Porte Océane et le pont de Tancarville, les embarcations fluviales, qui ne peuvent emprunter l’estuaire, doivent utiliser le canal de Tancarville offrant un gabarit généreux -180 mètres sur 23 avec un mouillage de 3m50.

Le transport aérien Le Havre possède un aéroport international, l’aéroport du Havre-Octeville qui a réalisé un trafic de 65 027 passagers commerciaux en 2007 avec des vols européens et transcontinentaux par l’intermédiaire des plates-formes de Lyon et d’Amsterdam. En plus de celui-ci, il existe de petits aérodromes à Saint-Valery-en-Caux, à Yvetot et à Dieppe-Saint-Aubin qui voit transiter 6 000 passagers commerciaux chaque année.

 

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