Le pays de Caux dans les arts

Littérature

  Guy de Maupassant décrit admirablement l’ambiance rurale du pays de Caux dans ses romans et nouvelles. Un exemple : extrait de Miss Harriet. Texte publié dans Le Gaulois du 9 juillet 1883, sous le titre Miss Hastings, puis publié dans le recueil Miss Harriet ; Maupassant décrit un voyage en diligence entre Étretat et Tancarville :

C’était l’automne. Des deux côtés du chemin les champs dénudés s’étendaient, jaunis par le pied court des avoines et des blés fauchés qui couvraient le sol comme une barbe mal rasée. La terre embrumée semblait fumer. Des alouettes chantaient en l’air, d’autres oiseaux pépiaient dans les buissons. Le soleil enfin se leva devant nous, tout rouge au bord de l’horizon …

Guy de Maupassant
Guy de Maupassant

Le pays de Caux est le cadre de nombreuses œuvres littéraires notamment dans les nouvelles de Maupassant dont l’action se déroule au Havre (Pierre et Jean) ou dans la région de Fécamp (Le petit fût). Maupassant donne une image froide et dure des Cauchois considérés comme des pingres et, ainsi, rendus particulièrement antipathiques. Maurice Leblanc fait lui aussi du pays de Caux le cadre d’un de ses romans, L’Aiguille creuse, dont l’action se déroule à Étretat. C’est d’ailleurs dans sa maison d’Étretat qu’il a écrit la majorité de ces livres. Annie Ernaux raconte, quant à elle, son enfance dans le livre La Place, dont l’histoire se situe à Yvetot. Gustave Flaubert, grand ami de Maupassant, à lui aussi, utilisé le pays de Caux dans ces romans, ainsi que Jehan Le Povremoyne dans Les Noces diaboliques. En 1990, Bernard Alexandre, abbé de Vattetot-sous-Beaumont, décrit dans son livre, le Horsain Vivre ou survivre en pays de Caux, la vie dans un pays de Caux en plein bouleversement dû au déclin de l’Église et des traditions. Il explique la particularité de la personnalité des Cauchois et de leur tradition ainsi que les tentatives de préservation de celle-ci

Peinture Avec le début des séjours balnéaires, le pays de Caux devient au xixe siècle un des espaces où vont apparaître de grands courants de l’histoire de l’art. La région est située entre Paris et l’Angleterre, faisant d’elle un territoire facile d’accès et possédant beaucoup d’atouts : une géologie littorale particulière, des cieux changeants, des rives de Seine convoitées par les artistes, ces paysages naturels étant en contraste avec l’art urbain qui sera lui aussi un objet d’études de la part des plus grands peintres de l’époque. Les impressionnistes, dont Claude Monet à Giverny ou Eugène Boudin dans les campagnes sont les plus prestigieux exemples de cette période, et sont nombreux à fréquenter la région et à en peindre les paysages.

Les paysagistes et les villégiaturistes anglais lancent très tôt en Normandie la mode du désir du rivage, suscitent le goût du pittoresque et du patrimoine ; certains des passagers des « trains de plaisir », écrivains et musiciens, viennent y trouver les motifs de leur inspiration : Charles Baudelaire dialogue avec Eugène Boudin à Honfleur, Maupassant avec Monet à Étretat. Le pays de Caux figure désormais sur l’itinéraire des grands maîtres avec Barbizon, l’Estaque et Collioure114.

 

Cinéma

  La proximité du pays de Caux de Paris en fait un lieu privilégié pour les tournages en campagne. Serge Pénard y réalise en 1981, Le Chêne d’Allouville115, un film racontant le combat des habitants d’Allouville-Bellefosse contre la construction d’une autoroute qui entraînerait l’abattage du chêne du village considéré comme le plus vieux de France. La personnalité des Cauchois a été aussi exploitée par la réalisatrice Ariane Doublet qui réalise en 1999, Les Terriens puis Les Sucriers de Colleville en 2004. Le premier film montre comment l’éclipse solaire du 11 août 1999 a modifié la vie des paysans cauchois, le second montre, quant à lui, une usine sucrière sur le point de fermer et la vie des ouvriers sans possibilité de retrouver un emploi.

Le cadre de la campagne cauchoise est également utilisé dans l’adaptation à la télévision des Nouvelles de Maupassant, le succès de ces adaptations en 2007 a conduit au tournage d’une deuxième saison en 2008. Avec près de 70 films, Le Havre est l’une des villes de province les plus représentées au cinéma119. Plusieurs réalisateurs ont choisi les installations portuaires pour cadre de leur film : L’Atalante de Jean Vigo (1934), Le Quai des brumes de Marcel Carné(1938) ou encore Ce qu’ils imaginent d’Anne Théron (2004). Un homme marche dans la ville de Marcello Pagliero se déroule dans le port et le quartier Saint-François de l’après Seconde Guerre mondiale119. La cité a également accueilli le tournage de plusieurs comédies comme Le Cerveau de Gérard Oury (1968), La Beuze de François Desagnat et de Thomas Sorriaux (2002) ou encore de Disco de Fabien Onteniente(2008). Le film de Sophie Marceau, La Disparue de Deauville sorti en 2007, comporte plusieurs scènes tournées sur le port du Havre, au centre commercial René Coty et dans les rues du centre-ville.

 

 

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