La Villa en Histoire

Dans le doux pays de Caux

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Au 19e siècle…

Située dans une vallée aux moulins millénaires, la petite bourgade de Saint-Aubin-sur-Scie est connue pour ses sources alimentant la ville de Dieppe depuis le Moyen-Age.

Les excellentes terres arables du Pays de Caux ont favorisé l’implantation des premières communautés villageoises bien avant l’arrivée des Romains en témoigne la Seda, nom gaulois du petit fleuve côtier devenue La Scie !

La vie en Pays de Caux est paisible, son climat doux ne connaît ni les excès ni les caprices du temps. La géologie de la région réserve par ailleurs quelques bonnes surprises, les terres acides de Varengeville-sur-mer ont favorisé la création de jardins exceptionnels depuis que les Anglais s’y sont installés à la fin du 19è siècle.

Le contraste le plus saisissant se lit aussi dans le paysage interrompu brutalement au contact de la mer, les falaises délivrant alors tous les secrets de leur socle crayeux.

Dans cette immensité de verdure et de labours, La Villa Mon Repos est discrètement posée au bord de la Scie. Cette maison de maître est l’œuvre d’un certain Joseph Boullard dont les talents multiples l’ont conduit à construire qui un moulin qui sa maison, en se souciant des contraintes pratiques sans négliger l’esthétique des deux bâtisses : cossues, modernes et élégantes.

Le moulin pour faire « sa » farine et de l’autre côté du cours d’eau, « sa » maison avec tout son confort, de grandes fenêtres et des plafonds de trois mètres !

Moulin-800Une extension sur l’arrière de la maison et la construction d’un mur séparant la propriété de ses voisins datent de l’année 1895, ce qui laisse à penser que la famille s’est agrandie à un moment ou un autre !

La famille Boullard s’installera en effet trois générations durant, une vente ayant eu lieu dans les années 1910.

La maison acquise par un armateur fécampois sera séparée du moulin.

Nous n’avons pas de peinture ou de gravure du 19e. Les premières photos de la maison montrent une façade sans balcon (1900) mais celui-ci sera attesté sur les photos prises dans les années 1910 et 1920.

C’est à cette époque que la maison prend le nom de Villa « Mon Repos ». Réquisitionnée pendant la guerre, la maison est reprise par les Alliés en septembre 1944.

Mel Brooks craque pour La Villa

Le soldat Melvin James Kaminsky de Brooklyn dit « Mel Brooks » a conservé un souvenir vivant de la maison et du village dans lequel il se reposa lui et ses camarades…

En 1979, il revint faire une visite aux nouveaux propriétaires de la maison, la famille Levasseur, profitant de l’occasion pour prendre ce cliché (voir photo).

Ces derniers ayant fait l’acquisition de la maison en janvier 1946 pour exercer le métier de boucher durant 60 ans !

La vallée entière s’est régalée de leurs boudins blancs.

Un atelier

En 2005, Laurent et moi, à la recherche d’un atelier, désespérions de trouver un local pour y installer une menuiserie, pas de quoi se faire livrer des grumes. Juste un petit atelier pour démarrer une activité d’artisan.

La difficulté fut de trouver un atelier disponible, en bon état et à un prix raisonnable. Quand le hasard et la fleuriste du bourg nous ont dirigés vers cette maison si discrète que nous ignorions même son existence, quelle ne fut pas notre surprise …quand nous l’avons visité la première fois !

Le jardin ou ce qu’il en restait paraissait immense, la maison quoique bien entretenue laissait supposer des heures plus glorieuses quant à l’atelier, il dépassait toutes nos espérances car il était bien plus grand que tous ceux visités auparavant…

La signature de la vente de la maison fin 2007 aboutît enfin à l’ouverture de la maison en juin 2008 sous l’égide de Gîtes de France. Après des milliers d’heures de travail, quelques abandons d’amis trop peureux d’être embauchés, et l’arrivée de nouveaux amis trop heureux de s’embarquer dans cette aventure !

Coup de cœur

L’idée de créer une maison d’hôtes est donc née un matin de décembre 2005.

Un matin frais, humide, avec pour tout éclairage : ce soleil timide et pâlot du solstice d’hiver.