Paul Durand-Ruel, le marchand des impressionnistes

Paul Durand-Ruel, le marchand des impressionnistes

Paul Durand RuelLa Rmn-Grand Palais et France Télévisions se sont associés pour produire, avec les Films du Tambour de Soie, un documentaire de 52 minutes, très riche en archives et interviews, sur l’aventure fabuleuse du marchand d’art Paul Durand-Ruel, marchand visionnaire, découvreur des impressionnistes.

Londres 2014, le tableau impressionniste de Camille Pissarro

« Boulevard Montmartre, Matinée de Printemps » est vendu 24 millions d’euros…  Difficile aujourd’hui d’imaginer qu’il a fallu se battre pour imposer les peintres impressionnistes. Et pourtant, le marchand qui les a découverts et faits naître, Paul Durand Ruel, aura mis du temps à les faire accepter, inventant des techniques de ventes digne des marchands actuels. Après 20 ans de défense vigoureuse, de foi et d’inventivité, le succès sourit enfin aux peintres impressionnistes et leur marchand. Paul Durand-Ruel confie dans ses mémoires « Dire que si j’étais mort à 60 ans, je mourrais criblé de dettes et insolvables parmi les trésors méconnus…»

 

Retour sur cette aventure fabuleuse :

Tout commence en 1825, quand Marie-Ferdinande Ruel acquiert, grâce à ses parents, le fonds de commerce d’une papeterie située rue Saint Jacques, durand-ruemfamilleprès de la Sorbonne.  Elle épouse son commis Jean Durand et les deux noms se réunissent alors pour former l’enseigne commerciale « Durand-Ruel Papeterie ». Ils ont une clientèle de peintres auxquels ils permettent d’accrocher quelques tableaux en boutique et les clients s’y intéressent… Peu à peu, ils deviennent ainsi marchands de tableaux. Le logement familial au-dessus de la galerie servant de réserve, Paul Durand-Ruel vit toute son enfance entouré de tableaux de Constable, Bonington, Delacroix…

Vers 1845, Jean Durand quitte la rue Saint-Jacques et s’installe rue de la Paix en se rapprochant de sa clientèle. Son fils, Paul, seconde son père assez rapidement. Et c’est un choc et une révélation, quand il découvre à l’Exposition universelle de 1855, une salle presque entièrement dédiée aux tableaux de Delacroix. Il s’émerveille : « Je me rappelle encore l’impression que me firent les œuvres rassemblées dans cette salle par le grand artiste. Elles m’ouvrirent définitivement les yeux et me fortifièrent dans la pensée que je pourrais peut-être (…)  rendre quelques services aux vrais artistes en m’employant à les faire mieux comprendre et aimer. » (Mémoires de Paul Durand-Ruel). Sa vocation est née… et il n’aura de cesse de défendre, encourager et faire aimer les peintres de son temps, en imaginant un nouveau rapport au marché.

Sous Napoléon III, le marché de l’Art se modifie avec le développement de l’industrie et les grandes facilités de crédit par les banques ; le « marchand » de tableaux commence alors à penser en termes plus spéculatifs. C’est en 1865, au décès de son père, que Paul Durand-Ruel prend la direction de la galerie et va se concentrer surtout sur les artistes de l’Ecole de Barbizon, comme Millet, Rousseau, Corot… En 1866, il achète plus de 70 tableaux de Rousseau pour soutenir l’artiste et maintenir sa cote.

Il commence alors à constituer un vrai stock pour la galerie qu’il installe rapidement dans la rue des galeristes, rue Laffitte, au cœur du marché de l’art parisien. Il intensifie son soutien aux artistes, achète en nombre, demande l’exclusivité, organise des expositions. Il met alors en place une nouvelle façon d’être marchand d’art…

 

 

 

 

 

 

 

Devenir marchand d’art (extrait du film Paul Durand-Ruel, le marchand des impressionnistes)

  • Découvrez la suite de cette fabuleuse aventure…
  • Dans le DVD disponible sur Boutique des musées
  • Un film réalisé par Sandra Paugam

Source : Le Mag du Grand Palais

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